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Comment un bébé s’oriente vers une image, un haut-parleur et combien de temps il regarde une scène plus ou moins surprenante sont des indices qui ont été utilisés depuis de nombreuses années par les psychologues pour comprendre ce que pense un bébé.
Si votre bébé a entre 2 et 6 mois,
nous vous proposons de participer à une étude en cours avec votre ordinateur ou votre tablette
sans quitter votre domicile.
Notre première étude en ligne porte sur la reconnaissance des visages dans des images ambiguës. Nous présentons deux images côte à côte. Comme les bébés adorent les visages, ils s’orientent spontanément vers l’image du visage, mais nous avons compliqué la tâche en dissimulant plus ou moins le visage dans une autre image. Notre but est de quantifier la tolérance à la dégradation de l’image. Votre bébé verra donc une succession d’essais où après une image pour attirer son regard au centre, deux images à droite et à gauche de l’écran seront présentées pendant quelques secondes pour qu’il s’oriente puis l’image centrale reviendra, etc.. pendant une dizaine de minutes environ.
Si vous désirez participer, nous conviendrons d’un rendez-vous par Zoom. La session sera protégée par un mot de passe que vous recevrez, une salle d’attente et verrouillée pour éviter toute interception. Votre participation est volontaire et vous pourrez arrêter à tout moment. Le film de votre bébé sera sauvé sous un numéro anonyme dans un répertoire crypté.
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Plusieurs études chez l’adulte ont montré que nous possédons tous des régions du cerveau qui se spécialisent pour la lecture et d’autres régions qui sont elles dédiées aux mathématiques. Aujourd’hui, nous démarrons une étude pour comprendre le développement de ces régions chez l’écolier au début des apprentissages en CP.
Nous recherchons des enfants de CP pour venir faire une étude en IRM et des petits jeux de lecture et de mathématiques à NeuroSpin.
Comment se déroule l’étude?
Vous et votre enfant seront accueillis par un membre de l’équipe de recherche. Dans un premier temps, nous ferons quelques petits tests avec votre enfant afin d’évaluer ses connaissances en lecture et en mathématiques. Par exemple, combien de mots est-il capable de lire en une minute? Est-ce qu’il peut nommer les formes (carré, triangle, rectangle, etc.)? Jusqu’où sait-il compter?
Dans un second temps, votre enfant sera conduit à notre IRM fictive/ « maquette IRM » afin qu’il puisse se familiariser avec l’environnement IRM et s’entraîner aux exercices qu’il aura à faire dans la machine.
Après avoir revêtu un pyjama (ou une tenue de cosmonaute comme ils aiment l’appeler!), votre enfant sera amené à l’IRM pour y réaliser les exercices pour lesquels il s’est entraîné. A la fin de l’expérience, votre enfant repartira avec une image de son cerveau, un petit diplôme d’enfant chercheur et un joli livre sur le cerveau!
Si vous êtes intéressés, vous pouvez inscrire votre enfant pour PARTICIPER à nos études
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Nouvelle Etude chez les enfants de CP
Nous démarrons une étude sur les bases neurales des progrès syntaxiques et l’influence de la lecture sur les capacités syntaxiques chez les enfants de CP.
Nous recherchons des enfants de CP pour venir faire une étude en IRM et des petits jeux de langage et de lecture à NeuroSpin en début et en fin d’année scolaire.Au-delà des correspondances lettre-son, une bonne intégration de la grammaire de la phrase est cruciale pour comprendre un texte écrit. Or, très peu d’études ont examiné l’influence de la lecture sur les capacités syntaxiques.
Nous étudierons l’influence de la lecture sur l’acquisition des relatives objets (ex : C’est la vache que pousse la dame) et sur l’acquisition de la conscience syntaxique des pluriels verbaux à l’oral.
En effet, pour de nombreux verbes, la marque du pluriel ne s’entend pas à l’oral mais est marquée à l’écrit (La fille chante vs. Les filles chantent). Pour cela, nous demandons aux enfants de dire quelle image correspond à la phrase. Nous testerons les enfants à 2 ou 3 reprises pour voir l’évolution de leurs réponses cérébrales en fonction de leurs progrès en lecture.
Cette étude nous permettra de comprendre comment le cerveau apprend et pourquoi chez certains enfants, des apprentissages particuliers, comme la lecture chez les dyslexiques, sont anormalement difficiles.
Si vous êtes intéressés, vous pouvez inscrire votre enfant pour participer à nos études http://biodev.cea.fr/groomv/?subscription=1
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Pour aller plus loin,
vous pouvez lire les textes de nos publications scientifiques qui se trouvent sur le site du laboratoire par noms d’auteurs.
La science actuelle se fait en anglais car elle est discutée au niveau mondial. Donc la plupart des articles sont en anglais mais grâce à DeepL, toutes les langues sont maintenant à votre portée.Les cours au collège de France de Stanislas Dehaene sont en français, ouverts à tous et disponibles en vidéo.
Quelques principes pour interpréter la littérature scientifique
- Un fait n’est reconnu comme scientifiquement valide que s’il est reconnu par les pairs sur la base d’études étayées par un modèle théorique et statistiquement valides.
- Un fait scientifique n’est pas une opinion soumise au vote.
- La publication scientifique dans une revue internationale à comité de lecture assure que l’étude a été revue par des relecteurs indépendants (généralement 3 ou 4, plus l’éditeur de la revue) qui ont jugé de l’intérêt de la question posée, de la validité de la méthodologie proposée pour y répondre, de la robustesse des résultats et de la pertinence des conclusions étant donné les résultats présentés.
- Le choix de la revue dépend de la nouveauté, de l’importance théorique et de la généralité de l’étude (par exemple pour Science et Nature, seuls les travaux les plus novateurs en sciences fondamentales sont publiés alors que Lancet et New England ne publient que des études médicales), des méthodes employées (les travaux en imagerie seront publiés dans Neuroimage et ceux en comportement dans Psychological Science par exemple), du sujet de l’étude (il existe des revues dédiées à certaines pathologies ou à certains domaines scientifiques), du public que les auteurs veulent atteindre (éducateurs, médecins, psychologues, linguistes ne lisent pas les mêmes revues, ce qui est une difficulté pour les sciences cognitives qui se trouvent à la croisée de ces disciplines) et du prestige de la revue (si les scientifiques veulent financer leurs recherches, ils doivent publier dans les revues prestigieuses, gage de solidité pour les financeurs privés et publics, ce qui crée une course à la publication peu appropriée dans certains domaines).
- Ne croyez pas toujours les résumés d’études présentés dans le grand public, surtout s’ils promettent une guérison immédiate (de la dyslexie par exemple). Vérifiez où l’étude a été publiée (dans un journal international connu et à comité de lecture), et si possible essayez de lire vous-même l’article scientifique et pas seulement son résumé.
- Le grand scientifique incompris n’existe pas. Les publications scientifiques sont jugées au niveau mondial. Une nouvelle idée, si elle est juste, sera toujours publiée. Elle sera discutée, et peut-être contestée dans un premier temps mais si elle explique mieux les faits observés, si elle génère de nouvelles études qui la confirment, elle sera adoptée par la communauté scientifique.
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Depuis 1995, notre équipe travaille sur le développement cognitif de l’enfant, et en particulier du nourrisson. Notre but est de comprendre quelles sont les capacités initiales de l’être humain et comment elles se développent grâce à la maturation du cerveau et aux stimulations de l’environnement.
Chez le nourrisson, nous travaillons sur
- l’apprentissage du langage oral
- la reconnaissance des objets visuels
- l’accès à la conscience
Chez l’enfant, nous nous intéressons surtout à la mise en place des compétences cruciales pour la suite de la scolarité: lecture, écriture, calcul. Comment ces nouvelles compétences, s’appuient-elles sur les savoirs pré-existants de l’enfant? Comment une éducation formelle amplifie-t-elle les capacités naturelles de l’être humain? Comment contourner les difficultés rencontrées en utilisant les ressources cérébrales?
Les progrès de l’imagerie médicale nous offrent de nouveaux outils qui nous permettent de comprendre le fonctionnement et le développement du cerveau. Ces méthodes sont absolument sans inconfort, ni danger pour les personnes, adultes, enfants, nourrissons qui participent (voir sécurité en IRM chez l’enfant) . Nos deux méthodes privilégiées sont les potentiels évoqués (dérivés de l’électro-encéphalograhie) et l’imagerie par résonance magnétique ou IRM. Nos études suivent les prescriptions légales de la recherche chez l’être humain en France. Elles sont sous la responsabilité du Pr Dehaene-Lambertz, pédiatre et directrice de Recherche au CNRS (investigateur principal), et du CEA (promoteur), institution où ces études se déroulent. Toutes nos études ont reçu l’approbation du comité de protection des personnes (CPP) .
Comment sont contactés les volontaires ?
Beaucoup de personnes se demandent comment nous recrutons des volontaires pour nos études, notamment les nourrissons. Grâce à une autorisation des Archives de France après approbation du procureur de la république, nous pouvons consulter les registres de l’état civil. Nous envoyons une lettre d’information sur notre recherche aux parents d’enfants dont l’âge est concerné par notre étude. Les parents qui veulent en savoir plus et peut-être participer sont invités à nous répondre par courrier. Ils sont ensuite contactés par téléphone et nous leur expliquons le détail de notre étude et répondons à leurs questions. Un rendez-vous pour l’examen leur est donné, où les informations légales sont complétées.
Pour les enfants, nous utilisons les réseaux sociaux, les affiches dans les salles d’attente des pédiatres, les journaux municipaux, les écoles, etc.. puis les parents nous contactent s’ils sont intéressés.
Vous pouvez vous aussi nous contacter
par téléphone au 01.69.08.79.37 ou au 01.69.08.90.66Pourquoi participer à nos études ?
Les parents sont généralement fascinés par le comportement de leur jeune enfant et ils participent pour la plupart pour mieux comprendre ce qui se cache derrière les sourires et les gazouillis de leur petit bout de chou. Certains veulent aider la recherche médicale et précisent qu’un de leurs proches, parfois un autre enfant, a bénéficié de soins médicaux et qu’ils veulent donc aider en retour.Évidemment, les enfants ne participent que s’ils en ont envie. Et les bébés me direz-vous? Ils savent très bien nous faire comprendre s’ils ont envie ou pas de participer!
Ce qui intéresse le chercheur dans les études cognitives, c’est d’obtenir les meilleures performances de l’enfant. Que pourrions-nous dire en effet de la reconnaissance de la langue maternelle chez un bébé qui pleure et n’écoute rien des phrases qui lui sont présentées? C’est pourquoi, la situation doit être la plus intéressante possible pour le bébé ou en tout cas la moins ennuyeuse. De plus, dans le cas de l’imagerie, le mouvement est un problème important. Or un bébé qui pleure est un bébé qui bouge. Nous ne pouvons donc tester que les bébés qui ont envie de participer!
Pour les enfants plus grands, nous essayons également de rendre notre étude la plus intéressante possible. Souvent, nous proposons un parcours de jeu, où l’enfant passe les tests dans différents ateliers pour accumuler des points, délivrer une princesse, ou sauver la terre. En même temps, nous lui expliquons comment son cerveau fonctionne et pourquoi les études que nous faisons sont importantes pour comprendre ce merveilleux outil d’apprentissage. Les enfants sont généralement fascinés par les machines et les images. Certaines de leurs questions ne sont pas faciles à répondre et comme toujours les questions les plus naïves sont souvent les meilleures!Pourquoi ces recherches sont-elles utiles?
Le cerveau humain est un organe d’apprentissage étonnant qui permet le langage, la musique et d’envoyer des fusées sur la lune. La clé de son succès est à chercher chez l’enfant.
La neuro-imagerie est un nouvel outil qui, nous l’espérons, va accroître considérablement notre compréhension des pathologies du cerveau chez l’enfant. En développant des méthodes pour visualiser l’activité du cerveau, ainsi que son anatomie, des recherches comme la nôtre devraient nous aider à comprendre l’épilepsie, en guidant les neurochirurgiens quand une intervention est nécessaire.
La compréhension du développement normal du cerveau pour le langage devrait nous aider à rééduquer les enfants avec des lésions cérébrales, et à détecter plus précocement des pathologies du développement comme les troubles dys.., et à progresser dans les stratégies éducatives et rééducatives.Nous remercions tous les parents et les enfants qui ont contribué et contribuent à nos études!
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Les dernières nouvelles sur nos résultats
Les bébés et le nombre (V. Izard, Plos Biology 2008)
Tous les êtres humains, quelles que soient leur culture et leur éducation, possèdent ce qu’on appelle le sens du nombre. Ce sens du nombre nous permet, par exemple, de percevoir en une fraction de secondes combien d’objets approximativement un ensemble contient. Depuis une vingtaine d’années, des recherches fondées sur le comportement des bébés montrent que le sens du nombre est présent chez le nourrisson dès les premiers mois de vie : les premiers signes apparaissent vers l’âge de 6 mois.
Dans cette étude, nous nous sommes intéressés aux bases cérébrales du sens du nombre chez des bébés âgés de 3 mois à peine.
Nous avons donc mesuré l’activité électrique émanant du cerveau des nourrissons alors qu’ils observaient des images représentant des groupes de plusieurs objets. Pour chaque bébé, la plupart des images contenaient le même nombre d’objets, et ces objets étaient toujours les mêmes : par exemple, on montrait au bébé plusieurs images de suite comportant un groupe de 4 canards. Cependant, au milieu de ces images, on insérait de temps en temps une image test, où le nombre ou l’identité des objets pouvaient varier : ainsi dans un contexte d’images de 4 canards, on montrait par exemple 8 canards, ou 4 chiens, ou 8 chiens.
Quelles sont les zones du cerveau qui réagissent au moment où le nombre d’objets change, ou au moment où l’identité des objets change ?
Nous avons testé ainsi plusieurs types de nombres : certains bébés ont vu des images contenant un petit nombre d’objets (2 ou 3), d’autres voyaient plus d’objets à la fois (4, 8 ou 12 objets).En tout, pas moins de 150 bébés ont été testés, sur une période s’étendant sur plus de 2 ans !
Aujourd’hui nous sommes heureux d’annoncer à tous les participants que les résultats de l’étude sont positifs : à 3 mois, le cerveau des bébé réagit bel et bien lorsqu’on introduit un nombre différent !
De plus, nous avons pu étudier quelles sont les aires du cerveau qui entrent en jeu, pour traiter soit l’identité des objets, soit le nombre d’objets présents.Chez l’adulte, le traitement des informations visuelles est organisé selon deux voies de traitement principales : la première, dite voie dorsale, permet d’extraire des informations sur la position et le mouvement des objets. Cette voie repose sur des aires du lobe pariétal, situées sur la partie supérieure du cerveau. Le traitement du nombre d’objets se rattache à cette voie. La seconde voie de traitement, dite voie ventrale, permet d’extraire et de retenir des informations sur l’identité des objets présents. Cette voie repose sur des aires des lobes temporaux, situés latéralement.
La technique de l’électroencéphalographie utilisée pour cette recherche ne permet pas de repérer directement les aires corticales concernées, cependant celles-ci peuvent être reconstruites en utilisant un modèle 3D du cerveau.Ainsi, nous avons pu noter que dès l’âge de trois mois, les régions du cerveau répondant aux changements d’objet ou de nombre sont distinctes, et que le cerveau du bébé est déjà organisé selon un principe ventral/dorsal de base : les régions des lobes temporaux codent pour l’identité des objets tandis que le nombre implique un réseau d’aires pariétales et frontales.
Ces résultats soulignent que le développement du sens du nombre a lieu dans la continuité : dès les premiers mois, le traitement du nombre est orienté vers des aires pariétales. C’est en se fondant sur ce sens des quantités que les enfants pourraient ensuite comprendre des concepts mathématiques plus élaborés, tels que l’arithmétique.
Plos Biology, 2008
Le langage
Vous êtes venus à Necker en 2002-2003.
Votre enfant a écouté des phrases dans l’IRM avec Ghislaine et Lucie ( CEA INSERM)2006-2007 à Bicêtre
Les nourrissons peuvent-ils associer une voyelle au mouvement correct de la bouche ?
avec Davina et Catherine ( INSERM)2011-12 à Port-Royal (Paris 15)
Les bébés savent-ils que ba, bain, bi et bo commencent par le même son /b/? avec Karima2013 à Neurospin
Comment les nourrissons fusionnent le son entendu et le mouvement articulatoire? avec CélineEtude des faisceaux en IRM de diffusion
Mai 2003 à 2005 à Necker Enfants-malades
avec Jessica et Lucie (Lettre resultat janv06)La reconnaissance d’autrui
A Bicêtre, en 2004 et 2005
Comment Les bébés perçoivent-ils les objets 3D et savent-ils déjà associer les différentes vues de la tête ?
avec Teodora (INSERM lettre 1 INSERM lettre 2)

















